Le transfert d'une cellule à une autre du VIH/sida a été interrompu grâce au recours à une molécule mise au point par une équipe de recherche française.
Cette molécule sature un récepteur appelé DC-SIGN, qui est utilisé par le VIH pour se faire transporter dans le corps.
Le VIH/sida est toujours une infection inguérissable qui tue chaque année des millions de personnes, particulièrement sur le continent africain.
Un récepteur à l'étude
Des chercheurs de l'Université Joseph Fourier ont étudié le récepteur DC-SIGN, qui se trouve à la surface des cellules dendritiques.
Son intérêt est immense, puisque ces cellules du système immunitaire sont situées dans des endroits en contact avec l'extérieur, comme les épidermes et les muqueuses. Ces zones sont les portes d'entrée des pathogènes dans le corps.
Le DC-SIGN est ainsi impliqué dans les phases initiales de l'infection par le VIH. Il représente donc une cible thérapeutique intéressante et pratiquement inexplorée.
Le VIH utilise ce récepteur pour se faire transporter jusqu'aux lymphocytes T CD4, qui sont la cible principale utilisée par le virus pour prendre son envol.
Un composé à la rescousse
Les chercheurs Franck Fieschi et ses collègues ont mis au point un composé (une molécule) capable d'inhiber le processus de transfert du VIH aux lymphocytes T CD4+.
Cette molécule imite les pathogènes. Elle est reconnue par DC-SIGN et empêche le VIH d'utiliser ce récepteur pour gagner les organes lymphoïdes.
La structure simple du composé permet aussi d'envisager facilement une production à grande échelle.
Les auteurs des travaux affirment également que le composé présente des débouchés dans l'inhibition de l'infection par les virus suivants :
- l'hépatite C
- la dengue
- l'ebola
- le SRAS
- la tuberculose
À l'heure actuelle, son efficacité est avérée in vitro pour empêcher le transfert du VIH d'une cellule à une autre.
L'équipe française a protégé sa molécule par un brevet et espère maintenant mener des études précliniques sur des animaux.
Cette étude est l'objet d'un article publié dans l'ASC Chemical Biology.
Références
Inhibition of DC-SIGN Mediated HIV infection by a linear trimannoside mimic in tetravalent presentation. Sattin S, Daghetti A, Thépaut M, Berzi A, Sanchez-Navarro M, Tabarani G, Rojo J, Fieschi F, Clerici M, Bernardi A. (2010) ACS Chem Biol.



Le commentaire :
C'est tellement beau, tellement prometteur qu'on se dit ''c'est trop beau pour être vrai !! Pourvu que ça aboutisse !!''
Non je suis en dessous de tout ! C'est colossal on parle de millions de morts la pandémie de ce siècle et du siècle passé...
C'est encore in vitro, certes mais demain de la réussite in vivo et pourquoi pas ?
Pourquoi cela ne fait-il pas un peu plus de bruit ?
- La coupe du monde, l'équipe de France de foot 20 fois par jour...
- Là rien ? Rien sur cette équipe de recherche, française de surcroît !!
- Rien sur un tel évènement ?
Le problème est où. On ne peut pas taire un tel espoir !
Merci de l'info Maxime
Lundi 05 juillet 2010 à 01:25