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Jeudi 26 juillet 2012 à 12:29, Connectez-vous pour commenter cette actualité !

L’IRM se met au sodium pour la sclérose en plaques
La cartographie des accumulations de sodium par IRM propose une méthode inédite de suivi de l’évolution de la sclérose en plaques.
L’un des défis majeurs de la prise en charge de la sclérose en plaques (SEP) reste l’aspect pronostique de la maladie. Les neurologues et neurobiologistes de l’université d’Aix-Marseille et de l’hôpital de la Timone viennent peut-être de trouver une solution. S’appuyant sur le rôle majeur du sodium dans les processus dégénératifs de l’axone, les chercheurs français - en collaboration avec une équipe allemande – ont développé une technique d’IRM du sodium afin d’explorer les concentrations intracérébrales de l’ion chez les patients souffrant de SEP. La distribution du sodium a ensuite été analysée dans une étude clinique reposant sur 14 patients souffrants de SEP débutante (< 5 ans), 12 patients atteints de SEP plus avancée (< 5 ans) et 15 patients « contrôles ».
L’analyse des images révèle que les concentrations de sodium sont nettement plus élevées dans les régions cérébrales où se trouvent le plus de lésions démyélinisées : tronc cérébral, cervelet et pôle temporal, pour tous les patients quel que soit leur avancement dans la maladie. Les patients dont la SEP est plus ancienne ont aussi d’autres localisations d’accumulation anormale de sodium. La surcharge sodique apparait plus diffuse et s’observe même dans des régions non myélinisées. « Les concentrations de sodium dans la substance grise des zones fonctionnelles motrices sont ainsi corrélées à l’ampleur de l’invalidité du patient » souligne Wafaa Zaaraoui, principale auteur de l’article et chargée de recherche au CNRS.
Ces résultats pourraient permettre d’utiliser l’IRM sodium comme biomarqueur de l’évolution de la pathologie. Mais les chercheurs espèrent aussi utiliser cet outil afin de mieux comprendre l’évolution de la maladie et l’atteinte neuro-axonale.
Par Yeti_73
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